La gouvernance du sport se féminise- t-elle ?

Dans le but d’évaluer les effets sur la gouvernance des fédérations sportives françaises, de l’article 63 de la loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, le collectif EGAL SPORT a analysé les résultats des élections de 2016 et 2017 et leur impact sur les nouvelles instances.

Le 4 août 2017, un premier volet présentait le bilan sur les 35 fédérations olympiques.

Le second volet vient d’être mis en ligne (8 février 2017). Il porte sur les 35 fédérations sportives unisport non olympiques comptant au moins 6000 licencié.e.s en 2015.

Les conclusions de ce second bilan mettent en évidence des résultats plutôt encourageants en dépit du fait que l’article 63 ne prévoit aucune sanction en cas de non respect alors que  plusieurs lois en faveur de la parité prévoient des mesures contraignantes. Cependant, il reste encore beaucoup de chemin, en particulier sur les postes clés de président.e, vice-président.e, trésorier.e et secrétaire général.

On note une progression sensible du nombre de femmes dans les comités directeurs et conseils d’administration. Cependant, sans doute comme la loi n’impose aucun quota au sein des Bureaux Directeurs la féminisation est moindre.

Ensuite sur les plus hautes fonctions, on observe toujours un plafond de verre, avec notamment seulement 2 femmes, occupant le poste de Présidente au sein des 35 fédérations, soit 3 de moins que lors de la précédente olympiade.

Source : EGAL SPORT

Mais au final seules 3 fédérations ne respectent pas formellement la loi (et deux en sont très proches). Par ailleurs, 3 autres fédérations ont opté pour la dérogation d’une olympiade prévue à l’article 63.

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